Le coffre à outils MdC – une description des outils de mobilisation des connaissances offerts par les universités

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Les courtiers du ResearchImpact-RéseauImpactRecherche (RIR) ont eu l’occasion de présenter à un public varié quelques-uns des outils qu’ils utilisent et des structures mises en place dans leurs établissements, lors de l’exposition Community-University 2011 (CU Expo 2011) et de l’assemblée annuelle de l’Association canadienne d’administrateurs de recherche universitaire (ACARU). À elles deux, ces rencontres ont attiré plus de 900 délégués. Le RIR a tenu des kiosques et fait des présentations aux deux événements, ce qui lui a permis de renseigner les délégués du Canada et des pays étrangers qui cherchent à prendre des décisions éclairées concernant les services de soutien à la MdC dans les établissements universitaires. Alors que nous n’avons eu droit qu’à une séance d’une demi-heure à l’Expo CU, nous avons échangé pendant près de 3 heures avec un auditoire qui se sentait très interpelé par nos propos lors du colloque de l’ACARU. Nous avons même manqué de temps pour présenter nos affiches. Ces dernières ont toutefois été mises à la disposition des personnes intéressées pendant l’heure du dîner.

RIR Brokers

 

Les courtiers du ResearchImpact-RéseauImpactRecherche

À l’avant, dans l’ordre habituel : Michael Johnny (York), Karen Follett (Memorial), Krista Jensen (York), Shawna Reibling (Guelph), Dale Anderson (UVic), Joaquin Trapero (UVic), David Phipps (York)  

À l’arrière, dans l’ordre habituel : Luc Dancause (UQAM), Jérôme Elissalde (UQAM), Andrei Sedoff (York)  

 

Au colloque de l’ACARU, la séance s’est ouverte par un survol de la mobilisation des connaissances (MdC) au Canada qui visait à convaincre les administrateurs et le personnel de soutien à la recherche d’ajouter un élément de plus à leur agenda quotidien déjà fort occupé. Ensuite, les six universités membres du RIR, qui ont chacune investi dans un service de MdC et embauché des courtiers de connaissances, ont présenté un bref (ou pas si bref!) aperçu de la MdC dans leur établissement. Leurs présentations ont été suivies d’une période de questions, puis le public a été invité à faire le tour des affiches portant sur les outils et les structures qui appuient le courtage de connaissances dans les universités.

 

 

Nous présentons ici un résumé des outils et des structures utilisés par les courtiers de connaissances de chacune des universités du RIR. Chaque section contient un hyperlien vers le contenu propre à chacune, et deux autres vers la présentation PowerPoint et l’affiche sur les outils de MdC. Nous terminons par un résumé des outils et des conseils qui peuvent aider les services de MdC, les résultats de l’évaluation de notre séance lors du colloque de l’ACARU, et enfin, notre idée de ce que nous devrions faire pour aller de l’avant.

Université de Victoria: L’unité de MdC à l’UVic est une unité de services qui relève de l’Office of Research Services (le Bureau des services à la recherche), et qui entretient des liens étroits avec l’Office of Community Based Research (le Bureau de la recherche communautaire) et Centraide du Grand Victoria. Deux des outils utilisés par l’UVic pour créer des relations en matière de recherche entre l’université et la collectivité sont les cours des cycles supérieurs et le Bureau d’aide. Lire la suite 

Université de la Saskatchewan: L’USask est en train de mettre au point, sous la direction du vice-recteur à la recherche, une Centrale de l’engagement communautaire (Community Engagement Hub). Dans cette expression, le mot « communauté » réfère à des partenaires de recherche extérieurs au milieu universitaire : l’industrie, la collectivité, le gouvernement et les communautés autochtones. Lire la suite

Université de Guelph: Les activités de MdC à l’UGuelph relèvent de l’Institute for Community Engaged Scholarship (ICES, Institut pour un savoir engagé envers la communauté). L’ICES est installé au collège des sciences sociales et appliquées (CSAHS) de l’Université de Guelph. Il a pour mandat de développer la capacité de l’Université en matière de savoir engagé envers la communauté, en renforçant l’engagement des professeurs et des étudiants envers les groupes d’intérêts locaux, nationaux et internationaux, en veillant à l’établissement d’un système de gratification des professeurs et en formant les professeurs et les étudiants à la mobilisation des connaissances. Lire la suite

Université York: Relevant de l’Office of Research Services (Bureau des services à la recherche) et travaillant en étroite collaboration avec Centraide de la région de York, l’unité de MdC de York est un service qui a pour mission : de bâtir une culture de la MdC; de favoriser la collaboration; d’appuyer la coproduction de savoir et de recherches; de faire le pont entre les recherches pertinentes aux politiques et aux pratiques et les décideurs, ainsi que de mettre au point des outils de MdC et de les rendre accessibles. Lire la suite 

Université du Québec à Montréal: L’UQAM définit la MdC comme l’ensemble des procédés conçus pour échanger différents types de savoirs (recherche, pratiques, expériences et culture) dans le but de créer de nouvelles formes de connaissances pouvant servir à soutenir l’action. La MdC est le résultat de stratégies de réseautage, d’échange et d’amélioration des connaissances (par diffusion et transfert). Les activités de MdC relèvent du vice-recteur à la recherche et à la création. La MdC est commanditée conjointement par : le Service des partenariats et du soutien à l’innovation (SePSI) et le Service de la recherche et de la création (SRC). Lire la suite

Université Memorial de Terre-Neuve-et-Labrador: À l’Université Memorial, la MdC relève du Centre Harris, le point nodal de l’Université en ce qui concerne les politiques publiques et les questions de développement régional. Le Centre Harris fait le lien entre les chercheurs de l’Université et des groupes de partout dans la province; il appuie l’engagement actif dans la communauté tout au long du déroulement de la recherche. En collaboration avec tous les services de Memorial, le Centre Harris établit des relations, encourage le débat éclairé et appuie les collaborations favorables à la fois à l’Université et à la province, par l’intermédiaire de partenariats mutuellement profitables. Lire la suite

Outils et conseils pour la MdC : un résumé

Pour résumer la séance sur la MdC qui s’est déroulée pendant le colloque de l’ACARU, David Phipps a choisi de mettre en valeur les thèmes communs à plusieurs, voire à l’ensemble des six universités. Ce qui suit sert en fait de liste de choses à faire pour les établissements qui songent à établir des services de MdC. Commencez par mettre en place les aspects proposés, le reste suivra.

  1. Trouvez un partenaire de confiance dans la communauté avec lequel vous pourrez grandir. Les partenaires institutionnels ont une portée qui dépasse les projets personnels et les individus, et ils ont souvent une perspective plus large de la communauté. Certaines universités du RIR ont des relations bien ancrées et très étroites avec l’organisme Centraide de leur région, qui vont jusqu’au partage de la gouvernance et de l’investissement dans les gens et les projets.
  2. Les mots sont importants. Soyez précis quand vous parlez de « communauté » et de la façon dont vous travaillez avec la communauté. Pour l’ICES, à Guelph, « la communauté » réfère avant tout à la recherche axée sur les besoins de la communauté, tandis que pour la Centrale d’EC de l’USask, le terme englobe des ONG, le gouvernement, le secteur privé et des groupes autochtones. Chaque emploi est correct dans son contexte. Soyez explicites lorsque vous employez le mot « communauté » : ni l’anglais, ni le français ne disposent d’un terme unique pour décrire « les intervenants d’un projet de recherche qui ne font pas partie du milieu universitaire ». D’un autre côté, les mots ne sont pas toujours à prendre au pied de la lettre : s’agit-il de mobilisation des connaissances, du savoir? De transfert ou de traduction, ou encore d’échange des connaissances? Vous trouverez un article sur ce sujet sur le blogue Mobilize This! Laissez à d’autres le soin de débattre des termes à employer. Les courtiers en connaissances ne demandent rien d’autre que de passer à l’action.
  3. Toute recherche ne doit pas nécessairement être mobilisée. Les subventions du CRSNG n’aboutissent pas toutes à un brevet. Et les subventions du programme Savoir, comme les subventions ordinaires de recherche du CRSH, ne sont pas toutes obligatoirement mobilisées. L’unité de MdC de York a collaboré avec 211 professeurs (environ 14 %) entre 2006 et 2011. Nous sommes fiers de ce pourcentage et persuadés que des occasions de MdC se produiront avec les autres 86 % en temps opportun. Plus prêts sont le projet, le chercheur et l’utilisateur, plus grandes sont les chances de réussite de la mobilisation des connaissances.
  4. Soyez à l’affût d’histoires qui illustrent l’impact de la MdC, mais soyez patients. Les données quantitatives mises en évidence par la présentation de York ne racontent qu’une partie de l’histoire, et les histoires peuvent mettre des années à se développer. York, Guelph et Memorial ont fait état de résultats de leurs activités de courtage qui se sont manifestés de nombreuses années après que le premier contact ait été établi. Les relations solides prennent du temps à montrer des résultats.
  5. La MdC, ce n’est rien de neuf. Chaque université peut nommer des professeurs qui ont inscrit la MdC au cœur de leurs travaux. L’originalité du RIR est qu’il fait de la MdC une capacité de l’établissement, au même titre que la commercialisation ou le transfert technologique dans lesquels la plupart des universités ont déjà investi. Il y a des différences dans la mise en œuvre et la localisation de la MdC chez les membres du réseau RIR, mais cela ne fait qu’illustrer le fait que les principes de la MdC s’adaptent aux possibilités, aux contraintes et aux occasions du lieu et du moment. La MdC ne fonctionne pas comme un emporte-pièce; ce n’est pas une méthode universelle. L’approche particulière de chaque partenaire renforce l’ensemble du réseau.
  6. Le RIR ne mobilise pas les connaissances, il appuie la mobilisation des connaissances. Le savoir est mobilisé par les relations qu’établissent les courtiers de MdC.
  7. La MdC est un processus et non une fin en soi. Même des « produits de savoir » comme les résumés de recherche vulgarisés, les ResearchSnapshot, font partie de ces processus de MdC qui font le pont entre la recherche et la pratique ou les politiques.
  8. La MdC est une affaire de relations. Je vais le redire : la MdC est une affaire de relations. Relations entre les chercheurs et leurs projets et les partenaires en MdC.
  9. Au cas où cette information vous aurait échappé, la MdC est affaire de relations. Sachez les reconnaître. Cultivez-les. Appuyez-les. Laissez-les se dissoudre, si c’est nécessaire. Mais rendez-leur toujours l’hommage qui leur est dû.

 

Évaluation de la séance sur la MdC lors du colloque de l’ACARU

On a demandé aux participants de remplir un formulaire d’évaluation des différents aspects de la séance, sur une échelle de un (faible) à cinq (excellent). Sur un total possible de 300 points, la séance du RIR en a reçu 295 (soit 98 %). Pas de doute, c’est un A+! On a également demandé aux participants d’indiquer comment ils se sentaient à la fin de la séance. Les réponses, anonymes, sont illustrées par le nuage de mots ci-dessous. Parmi les sentiments récurrents exprimés figurent l’excitation, l’enthousiasme et l’encouragement, mais aussi l’écrasement. Comme l’a précisé un participant : « Je suis atterré. Je ne sais pas du tout par où commencer pour mettre en place toutes ces idées formidables. »  

Word Cloud

 

Pour étoffer votre coffre à outils de la MdC

L’une des solutions contre l’accablement consiste à garder contact avec le RIR par l’intermédiaire de l’université de votre région membre du réseau. Le RIR compte des membres dans toutes les régions du Canada à l’exception du Grand Nord. Les établissements qui cherchent à mettre en place des services universitaires de MdC ont intérêt à passer en revue les outils présentés lors de la séance et à déterminer ceux qui pourraient convenir dans leur contexte particulier. Suivez les conseils ci-dessus et si « ça lève » sur le terrain (professeurs, communauté) et au niveau exécutif (décanat, direction, vice-rectorat à la recherche), contactez l’université membre du RIR de votre région et étudiez l’idée d’une collaboration. La MdC, ce n’est pas une société secrète. Le fait que les membres du RIR soient six universités dont les vice-recteurs à la recherche ont décidé d’investir dans les salaires et les opérations liées à la MdC ne remet pas en cause la pertinence des outils et des structures que nous avons présentés ici. Ils peuvent vous aider à prendre des décisions éclairées au sujet de l’établissement de services de soutien à la MdC au sein de votre université.  

Pour de plus amples renseignements sur le RIR ou pour entrer en relation avec une université du réseau, contactez l’université membre la plus près de chez vous ou écrivez à info@researchimpact.ca.